Le billet traitant de la langue bretonne (où sont évoqués différents parlers bretons comme le vannetais) a été longuement commenté, mais certains contributeurs dont Liscoët et Younn font justement remarquer que nous n’avons pas encore parlé du gallo.
Pour être tout à fait précis, la question de la place du gallo dans la société bretonne a été amorcée dans les derniers commentaires du billet traitant du breton. Dans un souci de clarté des échanges, je vous invite ici à poursuivre la conversation sur le gallo précisément, ses rapports avec le français et le breton. Pour les commentatrices ou commentateurs souhaitant échanger exclusivement sur le breton, je les renvoie vers le billet traitant spécifiquement du breton.
Avant les questions, quelques instants de chant avec Bèrtran Ôbrée, son site ici :
- Ou situez-vous spontanément les frontières occidentales et orientales du gallo ?
- Comment situez-vous le gallo par rapport au breton ? Quels sont les rapports entre les deux communautés de langue ?
- Que pouvez-vous dire de la pratique actuelle du gallo ? Quel est – quels sont – le(s) gallo(s) parlé(s) ? Dans quel cadre le(s) parle-t-on ?
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C’est l’affaire dont tout le monde a parlé ces derniers temps.
Tout commence par une déclaration d’Yves Amiard, dans le Télégramme. Le directeur du courrier pour l’Ouest Bretagne explique que les machines à lecture optique ne parviennent pas à lire les noms de lieux bretons contenant des apostrophes et recommande aux communes d’employer plutôt des dénominations françaises…
Réaction immédiate du vice-président de la Région Bretagne, Christian Guyonvarc’h, qui y voit « «une violation intolérable des libertés individuelles et collectives des Bretons». Réaction également, de l’Office de la langue bretonne : « La prochaine étape sera-t-elle de nous obliger à franciser nos noms de famille ? ». Que deviendraient les noms «Guivarc’h», «Manac’h», «Floc’h» etc ?
Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, adresse aussitôt une lettre ouverte au président de la Poste dans laquelle il lui demande « que les courriers à la toponymie bretonne soient traités de la même manière que tous les autres courriers » au titre des exigences de service public.
Dans sa réponse, Jean-Paul Bailly, président de La Poste, se veut rassurant et explique qu’une amélioration du système de lecture optique permettra d’ici mai 2009 de reconnaître l’ensemble des spécificités des noms bretons et rappelle qu’en aucune façon, « La Poste ne ne privilégie le français pour le libellé des adresses. » Vous trouverez plus de détails à ce propos sur le blog de Fanch Broudic.
- Que vous évoque cette affaire ? Avez-vous le sentiment que les Bretons sont généralement indifférents à la défense de leur langue ou bien qu’ils sont au contraire - comme ici à travers les édiles - très réactifs sur le sujet ?
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