Rennes et Guingamp en finale de la Coupe de France, fierté de villes ou fierté bretonne ?22 avril 2009

1-0 contre Grenoble hier soir, le Stade Rennais accède à la finale de la Coupe de France, ce qui ne manquera pas de rappeler quelques souvenirs à certains et certaines…

Ce mercredi soir, Guingamp a remporté l’autre demi-finale contre Toulouse et comme le dit L’Equipe, voici “une finale 100% beurre salé qui fera vibrer l’enceinte de Saint-Denis (Stade de France) le 9 mai prochain.”

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  • Pour vous cet événement sportif a t-il valeur de symbole pour toute la Bretagne  (mais alors lequel ?) ou bien reste-t-il circonscrit à la réussite des villes concernées, à la fierté de leurs habitants ?
photo Jean-Marie Hervio - Flash Press via Sport 24.

Commentaires


  1. Al Ato dit :

    si on écoute les commentaires des spécialistes c’est bien le côté breton-région qui l’emporte dans l’air du temps, qui plus est avec vannes samedi, on n’a jamais été si bien servis. La coupe veut aussi se réenraciner, tout comme le tour de france l’an passé. Ce qui se profile c’est un super championnat européen à l’année et la fin des championnats nationaux. D’où ce recentrage de la coupe sur ses fondamentaux (désolé pour le cliché mais on fait ce qu’on peut pour parler “sport”) avec une finale de terroir qui va au-delà d’un PSG-OM. Je vous laisse car je vais suivre En Avant à la radio, tant pis pour la petite lucarne…

  2. Al Ato dit :

    ça y est, mad an traou… de tous côtés on entend plus que ça : une finale 100 pourcent bretonne,

    penn da benn er stadefrañs !

    et allez vannes samedi !!!

  3. Younn dit :

    Pour moi c’est surtout la fierté de chaque ville (en tout cas de leurs habitants amateurs de football), bien qu’évidemment les Rennais sont vus comme des Rennais mais aussi comme des Bretons.

    “valeur de symbole pour toute la Bretagne ” : je ne le pense pas. Ca reste simplement du football.

  4. taddik dit :

    Enfin la Bretagne , pépinière de footballeurs( et de cyclistes - un peu en sommeil actuellement) est récompensée et peut-être hormis Rennes , ce n’est pas la valeur argent qui a fait la différence, j’allais dire enfin et tant mieux…
    Moi ,j’aime quand les petits , ceux que les médias prennent souvent pour les faire-valoirs des “Grands” l’emportent.
    Et que Vannes et Guingamp soient victorieux!!!!!!!!!!
    Bien sûr , en premier lieu, c’est la fierté de chaque ville et de ses habitants (amateurs - supporteurs , beaucoup le sont comme partout quand le succès est là) Mais c’est aussi un symbole pour la Bretagne…
    Et pour une fois que nous sommes au sommet de l’affiche footballistique , ( un l ou deux, Younn, lol) n’allons pas bouder notre
    bonheur.

  5. Goulc'hen dit :

    Marrant…

    Moi qui ne m’intéresse pas du tout au foot, je me suis laissé à écouter les commentaires du bistrot ou je savourais un kawa entre 2 dossiers à travailler :

    Le patron : pourquoi une finale de l’équipe de France, c’est une finale de l’équipe de Bretagne !

    Un client : c’est à Le Drian de remettre la coupe pas à Sarkozy !

    Un autre client : ou alors un marchand de cochon viendra lui balancer un porceler à Sarkozy ! Toute façon il aime pas les Bretons :

    Le patron : Bin ouais, ça va donner : y-aura des Gwen a du partout et des binious !

    Bon… en même temps ça reste une conversation de bistrot à l’heure de l’apéro mais il y-a un vrai sentiment de Bretons qui ressort. Au coeur de Brest, ville française…

  6. Younn dit :

    taddik dit :
    ” l’affiche footballistique , ( un l ou deux, Younn, lol)”

    Hé hé ! Plusieurs dictionnaires sur internet donnent l’orthographe avec deux “L”. ;)

    Sinon oui c’est certain que quand une équipe bretonne, dans n’importe quel domaine, remporte quelque chose, il y a inévitablement une fierté “bretonne”.

  7. al ato dit :

    et souvenez vous du blaireau dans le tourmalet (maillot jaune) ou bien à sallanches (champion du monde) mes enfants, de mon côté je n’ai jamais autant appris à être fier de mes racines qu’à ces moments-là : le breton (gallo et quand bien meum !) qui serre les dents et vous décroche dix mètres de bitume à chaque coup de pédale, biskoazh kemend all !

  8. laurent dit :

    > A tous, je rebondis sur la “valeur argent” évoqué par Taddik dans l’univers du foot.
    Selon vous Rennes et Nantes en tant qu’équipes habituées à la Ligue 1, sont-elles à rapprocher - dans l’état d’esprit des supporters et/ou des dirigeants - à des équipes comme Lens ou Valenciennes, c’est-à-dire un football plutôt national et “bon enfant” ; ou bien à rapprocher d’équipes comme Marseille, PSG ou Lyon, c’est-à-dire un football plutôt européen et “business” ? Qu’attendent selon vous, les Bretons de ces deux clubs en particulier ? Et du foot breton (Guingamp, Lorient, etc) en général ?
    Comment voyez-vous la place de l’argent dans un sport comme le foot, et d’autres sports ?

  9. al ato dit :

    perso, entendre dire que le plus haut salaire de l’équipe de Vannes est de 10 000 euros par mois, eh bien c’est sans doute bien peu par rapport au plus haut salaire des équipes phares chez les pros, mais quand même ça reste excessif… car on ne parle pas des avantages hors terrain (voiture, maison…), ce qu’il faut c’est une transparence des hauts salaires en général et aussi publier le coup réel du foot pro pour les collectivités (stades, etc…). Les espaces sponsors où les festins d’après match seraient financés par les sponsors par exemple c’est de la sphère privée d’accord mais à l’heure où le pékin moyen se serra la ceinture est-ce raisonnable tout ça ? Je ne pense pas!
    la comm pour ce match rayonne autour du côté “petit club méritant” ou “bretons laborieux et supporters sympas”, mais ça reste de la comm…

  10. Gwen dit :

    A ce propos, un message original vu sur le site d’enchères Ebay:

    http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=330327160641&ssPageName=ADME:B:EF:FR:1123
    Finale Rennes-Guingamp : 1 place 1re catégorie VIP
    Texte de l’annonce :
    ” Je bénéficie d’une invitation VIP pour 2 personnes à la finale Rennes-Guingamp le 9 mai au Stade de France et je n’ai personne avec qui aller.

    La personne qui remportera cette enchère aura le “privilège” ;-) de m’accompagner à ce match. Ce sont des places en 1re catégorie.

    Pour être absolument fair play, comme c’est une invitation (d’où les très bonnes places)
    je souligne que les profits de cette enchère seront entièrement reversés à l’école DIWAN PARIS, école maternelle et primaire bilingue breton-français.

  11. Tal dit :

    Pour vous cet événement sportif a t-il valeur de symbole pour toute la Bretagne (mais alors lequel ?) ou bien reste-t-il circonscrit à la réussite des villes concernées, à la fierté de leurs habitants ?

    Apparemment il a une valeur symbolique pour toute la Bretagne.

    Finalement les Régions ont peu de présence dans l’ “imaginaire” français. Quand on pense football, on pense à des villes, Marseille, Lyon, Bordeaux, Saint-Etienne. Mais dans quelles régions sont ces villes ? Bordeau est en Aquitaine, soit. Mais qu’est ce que l’Aquitaine, quelle est son identité ? Qui pourrait le dire ? Saint-Etienne est il me semble dans le Forez (?), Marseille en PACA (mais qu’est ce que le PACA ?)
    Si on dit Bastia, on pensera davantage à la Corse, ce qui semble bien montrer qu’il y a des régions qui ont plus d’identité que d’autres. Et la Bretagne fait partie manifestement de ces régions.

    Les villes bretonne ne recouvrent pas la région, d’autant qu’il y a plusieurs villes bien identifiées à la Région. Et plusieurs villes qui ont ou ont eu une équipe de niveau de Première division : Nantes, Rennes, Brest, Lorient, Vannes, Guingamp. Vannes, c’est tout récent, et s’aurait pu être Quimper ou Saint-Brieuc.
    Il y a 22 régions pour 20 équipes de première division. Sur ces 20 équipe, 3 sont en Bretagne. Ce qui montre une forte présence du football de niveau professionel (+ 3 équipe en deuxième division).

    L’équipe la plus symbolique de Bretagne est peut-être Guingamp, puisque une aussi petite ville n’a à priori aucune vocation a avoir une équipe professionnelle. Elle symbolise le fait que la volonté des personnes peut rendre réel ce qui à priori est improbable. Le cas de Vannes est un peu pareil puisque c’est la volonté d’un entraineur qui la amené rapidement là où il est arrivé.

  12. Al Ato dit :

    Tal, ne pas oublier le nord comme une région à fort caractère, je ne sais pas si on peut parler d’identité chez eux. Point de prise de tête, ils sont capables de rire d’eux mêmes, ce sont des gens très dignes, d’une dignité ouvrière encore présente. L’identité bretonne, qu’est-ce que c’est ? Qui peut le dire ? Une image tout au plus ? Je pense que nous avons intégré un regard extérieur qui ne voulait voir que la vision bretonne pays celte, d’art et de paysages, pays authentiquement enraciné (un enracinement probablement réinventé et recréé au-travers des bagadoù, festoù-noz, de la littérature romantique du 19e siècle avec le barzaz breizh…), la Bretagne petite Irlande coupée de la civilisation, ses galettes, ses bigoudènes, korrigans et cartes postales…
    Avec la finale de la coupe je pense qu’on assiste à une réappropriation par le bas de notre image : peuple grimé de blanc noir rouge, mélange de couleurs des peaux sur le terrain, brassage populaire loin du bazar pseudo folklorik et celtomaniaque ! WARAOG GWENGAMP !!!!

  13. Laurent Javault dit :

    > Al ato, un grand moment en effet, un grand bonhomme… admiration partagée ;-)

  14. Younn dit :

    Al Ato dit :
    “L’identité bretonne, qu’est-ce que c’est ? Qui peut le dire ? Une image tout au plus ?”

    > On tente de répondre à cette question depuis des mois sur ce blog ! Une image ? C’est ça l’identité bretonne ? juste une image de carte postale ??? Vous plaisantez !!!

    “Avec la finale de la coupe je pense qu’on assiste à une réappropriation par le bas de notre image ”

    > Arrêtons avec ça ! C’est une finale de coupe de France de foot, je ne vois vraiment pas en quoi ça a à voir avec l’image ou l’identité de la Bretagne !!!
    Ca sera quoi l’image des bretons représentée lors de ce match ? Des gens qui brandissent des gwenn-ha-du au son des bagadoù qui joueront avant le match ?!! Encore une belle folklorisation ! Des gens qui chanteront l’hymne national breton (qu’ils ignoraient quelques jours avant !), avant de saluer la marseillaise ? du grand n’importe quoi, où on mélange tout, encore une fois ! On entretien une “gentille” confusion…
    D’accord il y a dans ce match une fierté bretonne, mais une fierté footballistique uniquement ! De plus ce n’est pas la coupe de Bretagne, mais la coupe de France !

    Les images “carte postale” d’hier et d’aujourd’hui cachent cette réalité bien vivante, riche et complexe qu’est la véritable identité bretonne. Alors troquer un nationalisme folklorisant pour un pseudo-régionalisme qui l’est tout autant, non merci !

    Bevet Breizh dieub ! Vive la Bretagne libre ! (libre dans tous les sens du terme, libre de laisser s’épanouir son identité, loin de toute image réductrice !)

  15. Tal dit :

    Al Ato dit :
    “L’identité bretonne, qu’est-ce que c’est ? Qui peut le dire ? Une image tout au plus ?”

    Une image !
    Tout le monde a une image de soi et des autres. L’image, c’est à la fois superficiel et fondamental. On n’existe pas sans image.
    L’image de la Bretagne, elle existe, mais elle diffère selon chacun.
    Le but de ce blog est de voir quelle “image” ou quelle “identité” a la Bretagne.

    Pour construire la Bretagne politiquement, encore faut-il que la Bretagne existe un minimum. La France n’existait pas avant qu’un pouvoir politique la construise. L’image de la France, c’est en grande partie ce que ce pouvoir politique en a fait. Seulement ce pouvoir politque, à un certain moment, a créer l’identité de la France sur la destruction des “provinces” et de leur cultures/langues. La Bretagne, faut-il le rappeler, a cesser d’exister officiellement à partir de la Révolution.

    Apparemment, cette finale de football renforce l’image de la Bretagne, et on voit des choses assez étonnantes. Je me suis demandé si je ne rêvais pas lorsque j’ai vu la couverture du journal l’Equipe, quotidien le plus vendu en France,, il me semble, rebaptisé : Ar Skipailh, avec en titre, Gouel Ar Gelted !
    D’ailleurs, je me demande encore si c’est bien vrai.

    http://www.lequipe.fr/Fonctions/services_quotidien.html

  16. Younn dit :

    Tal dit :
    ” Je me suis demandé si je ne rêvais pas lorsque j’ai vu la couverture du journal l’Equipe, quotidien le plus vendu en France,, il me semble, rebaptisé : Ar Skipailh, avec en titre, Gouel Ar Gelted !”

    > Effectivement c’est surprenant !!!

  17. Al Ato dit :

    la bretagne vue au stade de france est toute en couleur, mouvement-s, plaisir, joie d’être ensemble, elle se pose là dans la france sans attendre aue les caméras miroirs aux alouettes viennent projeter sur nos tronches des miroirs grossissants ou esthétisants sur le petit breton méritant. Marre d’être des créatures de mer, breton hâlé avec des tâches de rousseur, marre de ce mépris et paternalisme : ah le p’tit loic keredoull avec sa vareuze jaune, le gars qui entreprend au pays, lui qui descend des ploucs et qui a tant de mérite. K… ki !

    La finale et l’image qu’elle a donné des bretons vaut mieux que ces pompeux discours nationalistes en français compliqué et achevés par des “bevet breizh” (neus den ebet a lar an dra-ze e touez ar gwir brezonegerien er vro, ce “bevet breizh” est une invention nationaliste digne de hemon, debeauvais ou de mordrel, il n’existe pas dans la langue parlée au quotidien)

    cette finale est un trésor bien plus riche que ces festifolklores de KornouFIL (et bleus) qui véhiculent une image figée et destinée à satisfaire l’envie d’exotisme du visiteur étranger. Ce match a montré des gens comme toi, moi, lui, elle, des yann, des fanch, janette et louise qui ne renient en rien leur citoyenneté et n’ont que faire des discours vindicatifs sur la honte de soi et la désappropriation culturelle, toutes choses avérées mais qui ne mobilisent pas les bretons. Ils sont montés à la capitale pour voir du bon jeu et se faire mousser, ils en reviennent gonflés à blocs, et c’est ça qui compte. Ne mélangeons pas politique et sports. Je ne crois pas un instant à la “renaissance d’une nation”, on n’est pas au Pays de galles ou en Ecosse où le lien réel à la terre ne s’est jamais brisé. Gra ma vevo ar sport ha breiz koz !

  18. Younn dit :

    Désolé pour le “bevet Breizh”, je ne le dirai plus.

    “Ne mélangeons pas politique et sports”, c’était aussi le sens de mon message, mais j’avoue m’être bien mal exprimé ! En fait, Al Ato, je suis entièrement d’accord avec vos propos.

  19. Younn dit :

    Al Ato dit :
    “qui ne renient en rien leur citoyenneté et n’ont que faire des discours vindicatifs sur la honte de soi et la désappropriation culturelle”

    Je trouve ça dommage.

  20. Tal dit :

    “Ne mélangeons pas politique et sports.”

    Mais la politique est à peu près partout, même dans le sport. Et dire de ne pas mélanger les deux, c’est déjà faire de la politique. Et le discours de Al Ato est imprégné de politque, désignant de méchant nationalistes aux mauvaises intentions.

    Quand à prétendre dire ce que pensait les supportaers, ils pensaient ceci, ils ne pensaient pas celà, ils pensaient tous la même chose, … je le laisse à d’autres, je n’ai pas cette prétention.

    Ce que j’ai vu c’est que ce match était plus qu’un simple match entre deux équipes, plus qu’un derby, que dans ce match la Bretagne était omniprésente, que le Gwenn-ha-Du était omni-présent comme jamais il ne l’avait été (parfois directement peint sur le visage !), que la langue bretonne a eu une exposition qu’elle n’avait jamais eu (en première page d’un quotidien de + de 300 000 numéros).

    Tout cela sont des faits qui ont aussi une portée politique, chacun peut les interpréter comme il veut.

    “on n’est pas au Pays de galles ou en Ecosse où le lien réel à la terre ne s’est jamais brisé”
    Je ne comprends pas ce que ça veut dire. Si la Bretagne avait les mêmes “droits” (qu’elle réclame) que le Pays de Galles, ces deux “nations” seraient assez semblables.

    Ce que ce match de foot peut aider à faire grandir, c’est ce sentiment que la Bretagne peut être une nation à part entière, comme le Pays-de-Galles, l’Ecosse ou la Catalogne.

    Bevet Breizh

    (L’année prochaine, on se programme un Nantes-Lorient en final)

    Le foot plus fort que la Breizh Touch !

  21. Younn dit :

    Tal, votre réaction est assez juste.

    En fait je crois juste qu’entre “L’identité bretonne, qu’est-ce que c’est ? Qui peut le dire ? Une image tout au plus ?” et la celtomanie folklorisante décrite par Al Ato, il y a tout un monde : la réalité de la Bretagne ! Et réclamer les droits dus à la Bretagne et aux Bretons, ça me semble sain et juste, ce n’est pas être un méchant nationaliste celtomaniaque.
    Mais en effet mélanger sport et politique, ça ne me plait guère. Le sport doit rester un simple divertissement.

  22. al ato dit :

    80 000 personnes dans le SdF = 80 000 bretons, evel just

    les commentateurs ont bien analysé la chose en avançant ce chiffre de “bretons” : la Bretagne n’est que l’image que chacun en donne…

    il est certain qu’il y avait des milliers de personnes qui n’auraient à priori aucune raison de se réclamer d’une quelconque appartenance à la Bretagne (exemple : les invités entreprises + FFF + abonnés, pas forcément nés ou encore résidants de nos belles contrées) mais qui par le simple fait qu’ils étaient présents dans cette belle fête, ont frémis à des accents bretons y compris au moment de la marseillaise…

    d’où ma réflexion initiale sur l’IMAGE bretonne, d’ailleurs ceux qui comme moi sont nés dans le pays des taolennoù (peintures figurant le chatiment de l’enfer que les frères missionaires déballaient lors des missions évangéliques du côté du Leon jusque dans les années 50) y sont particulièrement sensibles et peuvent manifester un certain recul face à cet affichage. Il reste que je me sens bien breton mais plutôt par le souvenir de mes aieux bretonnants et ma pratique et réappropriation de leur langue qui me fut interdite que par une simple agitation de noir et blanc sur un tiss : heb brezouneg breiz ebed.

    Pour finir, j’ai vibré comme beaucoup même si l’EAG n’est pas en odeur de sainteté par ici, Brest meum.

    kenavo d’ar c’henta tro

  23. al ato dit :

    il fallait lire “tissu” ou encore “en tamm liou du ha gwenn war eun tamm pillou”