La Bretagne est officiellement subdivisée en départements ; quatre d’entre-eux appartiennent à la région administrative, le cinquième - la Loire-Atlantique - est rattaché à la région historique. Voici leur fiche d’identité succincte :
Le billet traitant de la langue bretonne (où sont évoqués différents parlers bretons comme le vannetais) a été longuement commenté, mais certains contributeurs dont Liscoët et Younn font justement remarquer que nous n’avons pas encore parlé du gallo.
Pour être tout à fait précis, la question de la place du gallo dans la société bretonne a été amorcée dans les derniers commentaires du billet traitant du breton. Dans un souci de clarté des échanges, je vous invite ici à poursuivre la conversation sur le gallo précisément, ses rapports avec le français et le breton. Pour les commentatrices ou commentateurs souhaitant échanger exclusivement sur le breton, je les renvoie vers le billet traitant spécifiquement du breton.
Avant les questions, quelques instants de chant avec Bèrtran Ôbrée, son site ici :
La crise financière et économique frappe durement, partout, notamment en Bretagne.
Le nombre de défaillance d’entreprises bretonnes a augmenté de plus de 20% en 2008, l’un des taux les plus forts au côté d’autres régions comme le Limousin, l’Auvergne, le Centre, le Nord-Pas-de-Calais, la Bourgogne, la Picardie, Midi-Pyrénées et la Corse.
Sur le front du chômage, citons Le Télégramme : « Fin novembre, la région comptait 3.400 chômeurs de plus qu’en octobre. C’est l’Ille-et-Vilaine qui souffre le plus. Avec 87.926 demandeurs d’emploi recensés à la fin novembre, la région retrouve son niveau de chômage de septembre 2006. Le mois dernier, la hausse a atteint les 4 %. Un dérapage exceptionnel, encore plus fort que celui enregistré au niveau national (+ 3,2 %). C’est dans la filière automobile que les mauvaises nouvelles se sont multipliées ces dernières semaines. Dans le bassin rennais, autour du site PSA qui réduit actuellement ses effectifs de 1.750 personnes, les équipementiers et sous-traitants ont mis fin aux missions d’intérim et actionné des mesures de chômage partiel. En Ille-et-Vilaine, le nombre de chômeurs s’est ainsi envolé de 5,5 % (après + 4,9 % en octobre). (…) Dans le Morbihan, le nombre de chômeurs repasse au-delà des 20.000 et progresse de 5,3 % en un mois. Le département a perdu le mois dernier l’un de ses gros sites industriels agroalimentaires (Doux à Locminé, 451 licenciements). Le Finistère et les Côtes-d’Armor semblent un peu moins exposés avec des hausses en novembre de 2 et 3,1 %. Moins sujette à la conjoncture internationale et dominée par le secteur coopératif, l’industrie agroalimentaire, qui domine l’ouest de la région, souffre moins que d’autres secteurs d’activité. »
Cela dit, l’économie bretonne dispose aussi d’atouts à travers, par exemple, ce qu’il est convenu d’appeler le « green business », comme le montre le reportage ci-dessous de France 3 Bretagne.
Mais voici les questions :
Quels sont, selon vous, les points forts et les points faibles de l’économie bretonne ? La jugez-vous apte à résister à la crise ? Le possible retour de la Loire-Atlantique et de la métropole nantaise en Bretagne peut-il constituer un atout ?
Globalement, comment voyez-vous cette économie, offre-t-elle des spécificités ? Est-ce plutôt une culture de grande entreprise, de PME, de TPE (Très Petite Entreprise) ? Y-a-t-il une manière particulière d’entreprendre, d’investir, de gérer, de manager ? Observez-vous une attirance ou une méfiance vis-à-vis de l’entrepreneuriat ? La Bretagne : plutôt une économie du secteur publie/mixte ou du secteur privé ?
Comment qualifierez-vous l’histoire économique bretonne du XXème siècle ?
De quelle façon pourrait-elle évoluer ? Quelles activités faudrait-il encourager ? Quelle type d’économie imaginez-vous pour la Bretagne à l’horizon 2015 ?
Crise : des PME qui résistent en Bretagne - Ma-Tvideo France3
à Pleurtuit, en Ille-et-Vilaine, une entreprise spécialisée dans l’installation de panneaux photovoltaïques poursuit son ascension fulgurante. Depuis 2007,son chiffre d’affaires est passé de 1million à 13millions d’Euros.
Cela n’aura échappé à personne, la question de la réintégration de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne est à l’ordre du jour.
Il convient de rappeler quelques éléments-clefs :
- la Loire-Atlantique, comme les autres départements, a été créée en 1790 au lendemain de la Révolution. Ce département est en grande partie découpé selon les frontières de l’évêché de Nantes constitué de 215 paroisses alors rattachées à la province de Bretagne.
- 1955 : un premier découpage régional (purement administratif) est opéré. Le département n’est pas rattaché à la région administrative de la Bretagne.
- 1972 : le Conseil général de Loire-Atlantique réclame, en vain, son rattachement à la Bretagne.
- 1982 : loi de décentralisation. Celle-ci reprend le découpage de 1955.
- 2 juillet 2001 : de nombreux élus PS, UMP, PCF et PRG du Conseil régional de Bretagne se prononcent pour la réintégration du département.
- 8 octobre 2004 : nouveau vote des élus du Conseil régional de Bretagne qui en appellent à un référendum auprès de la population dans le cadre de la loi ouvrant la voie à la réintégration. Même démarche au Conseil général de Loire-Atlantique. Signature de la Charte des Elus pour l’Unité Administrative, des milliers de signatures sont recueillies.
- 27 novembre 2008 : Nicolas Sarkozy s’interroge devant le Congrès des maires de France sur les liens entre Loire-Atlantique et Bretagne. Quelques jours plus tard, devant des sénateurs UMP, il déclare : « On me dit que la Loire-Atlantique est le cinquième département breton ! Faut-il alors maintenir Nantes comme capitale des Pays de la Loire ? »
- décembre 2008 : Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, réaffirme son vœu d’une Bretagne unifiée à Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur, président du comité de réflexion sur la réforme des collectivités locales.
- 10 février 2009 : un groupe de grands patrons bretons propose un redécoupage du grand ouest, avec notamment une Bretagne réunifiée.
- fin février 2009 : Edouard Balladur doit remettre son rapport au Président de la République avec d’éventuels redécoupages régionaux dont, peut-être, celui de la Bretagne.
Selon vous, quelles sont les limites de la Bretagne, tant du côté de la Loire-Atlantique que vis-à-vis des départements limitrophes ? Quelle ligne conviendrait-il de tracer ?
Comment voyez-vous l’ajointement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ? Est-ce la « même Bretagne » partout sur le territoire ? Y a-t-il des espaces en Bretagne plus « bretons » que d’autres ?
Quel effet sur le « centre de gravité » de la Bretagne pourrait avoir la réintégration de la Loire-Atlantique, avec Nantes, sa métropole ? L’idée que la Bretagne puisse être en partie en vallée de Loire, fleuve irriguant le territoire français, évoque-t-il quelque chose pour vous ?